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Voulons-nous travailler à distance ?

La technologie change nos façons de travailler, et pas que pour les geeks. Le téléphone puis le smartphone, la visio-conférence, Internet pour tout le monde et partout, ont réduit l’espace-temps presque à néant. Les notions de distance et de proximité dans le travail sont donc aujourd’hui questionnées.

Les paradoxes de l’espace-temps

Paradoxalement, alors que nous n’aurions plus besoin de nous rencontrer physiquement pour communiquer, et que le télétravail se développe, l’espace de travail, lui, est rendu plus qualitatif et les entreprises investissent dans la notion de qualité de vie au travail (QVT) en (ré)aménageant les espaces pour y créer davantage de collaboration, de communication et de bien-être.

On crée des postes de Chief Happiness Officer pour créer et maintenir la cohésion et s’assurer que tout va bien pour tout le monde, on ouvre des salles dédiées à la micro-sieste au bureau, on fait entrer la clarté dans les locaux, on casse les murs et on crée des espaces différents. On ouvre même pour ses salariés une cantine bio gratuite le dimanche quand on s’appelle Google.

Pourtant, le télétravail n’est pas encore la norme

Les entreprises traditionnelles y réfléchissent mais ont du mal à le mettre en place de façon opérationnelle, et sont plus lentes que les évolutions technologiques. Normal, ces remises en questions sur les modes de travail et de management vont avec un changement de culture, que nous les coaches appelons un changement de type II (sur l’échelle des niveaux de changement, c’est le gros, le dur, le tatoué 😉 )

Et même pour les entreprises qui ont mis en place le télétravail, c’est priorité au direct : Les salariés « remote » cherchent à se regrouper avec d’autres télé-travailleurs dans des espaces de coworking, afin de retrouver l’émulation, l’interaction, le lien et la complémentarité que la communication les yeux dans les yeux peut procurer.

Satisfaire nos besoins sociaux

Hé oui, « on se refait pas »…un certain Abraham Maslow nous avait déjà dit que dans la hiérarchie de nos besoins, le besoin de reconnaissance/appartenance arrivait avant le besoin même d’estime de soi. Donc j’ai besoin d’exister dans l’œil de l’autre, et d’appartenir à un tout, quand je suis dans ma vie professionnelle. Et il est plus difficile de répondre à ces besoins lorsqu’on est isolé.

A mon humble avis, tout le monde ne se jette pas tête baissée dans le télé-travail non plus parce que, d’après l’Analyse Transactionnelle, l’être humain a besoin de cumuler les signes de reconnaissance, donc a besoin d’interactions, de transactions. Il a soif de structurer ses temps de vie à l’aide de ses rapports et de sa présence avec les autres. Au bureau, il était facile d’assouvir ces soifs de transactions et d’interactions. Seul à la maison, c’est plus compliqué. Quoiqu’ avec un management adapté au télé-travail et un équilibre personnel où les interactions sont présentes, c’est jouable. Le coaching peut aider les entreprises à mettre ces changements en place.

Avez-vous changé ?

Moi-même, j’ai changé ma façon de travailler depuis la naissance de ma fille : je travaille presque exclusivement à distance depuis mon bureau-maison à la campagne, même si je garde mon cabinet de Toulouse sous le coude pour les clients qui trouveraient plus rassurant ou stimulant d’effectuer leur accompagnement en face à face. Je me déplace aussi en entreprise ou dans des tiers-lieux, mais la majorité de mes accompagnements se fait par visio-conférence.

Et vous, dans votre entreprise ? Comment se déploie le travail à distance ?
Si vous voulez en lire davantage sur le travail à distance et la façon dont il transforme les entreprises, je vous suggère cette lecture :

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