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Pour devenir leader, on a besoin des autres

Il est toujours intéressant d’explorer avec un coaché qui manage, quel est sa représentation du management, sa vision du leadership, et ce qu’il souhaite changer pour passer de l’un à l’autre. En général, si les managers viennent voir un coach, c’est qu’ils veulent justement « devenir leader », faire émerger leur leadership, pour plus de performance. Traduisez passer du « management à papa », au « leadership charismatique » à « l’agilité », au « management porteur de sens », à « l’intelligence émotionnelle »…

En réalité, le leadership n’est pas une compétence que l’on travaille comme une compétence Excel, en bûchant sa pratique sur des tableaux ou avec des théories. Ça n’est pas non plus une posture que l’on adopterait pour soi-même, et qui allumerait un beau matin un halo de lumière bleue autour de soi, que les autres auraient envie de suivre.

On ne peut pas être leader sans les autres

En anglais, to lead c’est conduire, entraîner. Par définition, c’est donc quelque chose qui ne peut pas se faire tout seul : on conduit quelque chose ou quelqu’un. Le travail à faire pour monter en leadership, porte donc en premier lieu sur la RELATION. Le leadership est une question d’intelligence relationnelle.

Donc la question n’est pas « Comment dois-je me transformer pour devenir leader ?», mais plutôt « Que dois-je transformer dans ma relation aux autres pour être en phase avec eux ? »(…Ce qui, par conséquent, leur donnera envie de me suivre, et me fera leader.)

Le travail de la relation en coaching

Pour travailler une relation en coaching, par exemple dans le cas d’un manager et de son collaborateur,  il y a 3 zones de travail à envisager, et plusieurs façons de le faire :

  • La personne A (le manager)
  • La personne B (le collaborateur)
  • La relation elle-même, C

Selon ce principe, un manager qui travaillera en coaching sur sa relation à l’autre, n’aura la possibilité que d’améliorer la zone A, et la moitié de la zone C (et c’est déjà pas mal).

L’autre partie de la relation appartenant à son collaborateur, à savoir la zone B, et l’autre moitié de C. Sur cette seconde partie du chemin, le leader n’a aucune prise. Même si ses vision stratégique, mission, ou tous les éléments travaillés en zone A sont les plus clairs et les plus sains du monde.

Donc pour monter en leadership, on a définitivement besoin des autres. Partagez-vous ce point de vue ?

Dans un coaching de la relation, je crois que le cadre de référence qui s’impose est l’Analyse Transactionnelle. Pour vous familiariser avec cette boite à outils, si vous ne la connaissez pas encore, je vous invite à commencer par un classique :

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