Analyse transactionnelle

Les drivers : quand nous sommes guidés par des messages contraignants

Les drivers : nous sommes guidés par des messages contraignants

 

Encore un concept bien utile à la connaissance de soi et pour mieux fonctionner avec les autres, que nous fournit l’Analyse Transactionnelle : les fameux drivers, ou « messages contraignants ». Identifier nos drivers dominants et les fonctionnements et pensées qui y sont liés, nous permettent parfois de nous en délivrer, ou a minima de mieux vivre avec eux.

Qu’est-ce qu’un driver en Analyse Transactionnelle ?

Il existe 5 types de drivers, qui sont des messages externes reçus dans l’enfance par les figures parentales, et qui finissent par agir comme des pressions internes sur nous à l’âge adulte.

En gros, on les entend, on les intègre, et ils nous amènent à ressentir, penser, nous comporter en fonction d’eux…parce qu’agir sous leur influence devient une condition supposée (et inconsciente) pour obtenir plus d’amour ou de reconnaissance de la part de l’autre.

Du coup, on traine un message qui nous construit, mais qui ne nous appartient pas entièrement. Le challenge ensuite, c’est de vivre avec, voire de le tourner à notre avantage…

Les cinq drivers de l’analyse Transactionnelle

Il en existe donc cinq. Chacun d’entre nous agit sous l’influence d’un ou deux (ou trois !) drivers dominants. Voici comment ils se manifestent :

  • « Sois parfait »

La personne « sois parfait » se bat pour atteindre la perfection. Elle est carrée, considérée comme fiable. Elle donne plus de travail et d’information qu’attendu, elle connait le job et ne laisse rien au hasard. Elle est souvent en quête d’être le meilleur. Le manager sous l’influence du « sois parfait » s’attend souvent à ce que les autres le soient autant que lui, ce qui peut poser problème dans sa relation à ses collaborateurs ou à sa hiérarchie par exemple. Le coach pourra l’aider en l’autorisant à faire des erreurs (encadrées !). Son point fort : sa fiabilité.

  • « Fais des efforts »

La personne « fais des efforts » accorde plus d’importance au travail fourni qu’au résultat obtenu. Elle va faire, défaire et refaire. Elle essaye, elle tente, est attirée par les tâches difficiles.  Le manager sous l’influence du « fais des efforts » ne comprendrait pas que son entourage n’en fasse pas autant que lui. D’ailleurs il pense souvent que « c’est en travaillant dur qu’on obtient des résultats ». Son point fort : La persévérance. Pour plus d’efficience, le coach pourra l’aider à tester la notion d’immédiateté, par exemple. Notamment en le faisant travailler sur des objectifs très courts pour des résultats rapides.

  • « Fais plaisir »

La personne sous l’influence du « fais plaisir » s’emploie à faire en sorte que tout aille bien pour les autres. Le problème, c’est qu’à mettre toute son énergie dans le bien-être de l’autre, il n’est pas à l’écoute de ses propres besoins. Il cherche l’approbation, préfère envoyer la poussière sous le tapis qu’aller au clash, peut avoir du mal à prendre des décisions. C’est le manager sympa, mais qui peut manquer d’autorité et d’affirmation de soi. Il peut aussi se retrouver en conflit de valeurs quand il s’agira de licencier un collaborateur. Son point fort : Ben il est gentil, très gentil… Le coach pourra l’aider par exemple à se fixer des objectifs pour lui-même, et à apprendre à dire non.

  • « Sois fort »

La personne sous l’influence du « sois fort », c’est un peu la « Deutsche Qualität ». Elle est stoïque, ne montre pas ses émotions, pour mieux partir à la guerre. On lui a dit dans l’enfance que seuls les plus forts réussissaient. Dommage, car en management, elle peut passer à côté de tout un panel de soft skills en rapport avec l’utilisation des émotions, qui l’aiderait grandement à développer son leadership. Le coach peut l’aider à se reconnecter à ses émotions, et à leur donner l’autorisation (dans certaines situations) de les exprimer et s’en servir, notamment pour relationner. Son point fort : C’est un pilier dans les situations de crise

  • « Dépêche-toi »

C’est le driver du rapport au temps. Une personne « dépêche-toi » sera souvent en retard…car cela lui créera une bonne occasion d’avoir à se dépêcher. Elle croit qu’elle doit tout faire tout de suite, et a du mal à organiser ses tâches. Elle interrompt les gens, finit leur phrase à leur place, parle vite, tape vite sur son clavier, est souvent dans l’agitation, le stress. Elle pense que si elle se donne la possibilité de tout faire dans un laps de temps donné, elle n’aura pas à choisir. Son point fort : Elle fait le job dans les temps. Son coach pourra l’aider à s’organiser, à choisir, et l’autoriser à prendre son temps.

L’utilisation de la théorie des drivers en coaching

Pour nos clients coachés, être soumis à un driver trop présent peut être synonyme d’inconfort, voire de souffrance. Donc notre rôle est de mener toute une batterie de tests IKEA avec eux pour éprouver la solidité du driver, le dédramatiser, dans quelle mesure il lui appartient aujourd’hui, identifier en quoi il est handicapant mais aussi aidant, et donc voir comment il peut devenir un allié pour le fonctionnement de notre client au quotidien.

Conscientiser le driver dominant est déjà très aidant, et permet d’imaginer ainsi une stratégie adaptée qui permettra de redonner sa place à l’Etat du Moi Adulte chez le coaché.

Et vous, quel est votre driver dominant ?

Si vous voulez aller plus loin en lecture, je vous invite à lire Eric BERNE :

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2 thoughts on “Les drivers : quand nous sommes guidés par des messages contraignants

  1. Bonsoir Bérengère
    je lis et relis chaque fois vos post avec beaucoup d’intérêt
    Merci de ces petites touches de conscience qu’ils permettent !
    Passez une belle semaine !
    Nathalie HERVE-BODIN

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