Analyse transactionnelle

Le triangle de Karpman pour améliorer ses relations en entreprise

Triangle de Karpman : persécuteur, victime, sauveur

 

Dans un dernier billet, je vous ai parlé des jeux psychologiques qui se jouaient en entreprise : En bref, dans nos relations, on est parfois amené à installer un jeu psychologique avec l’autre pour en obtenir un certain bénéfice que l’on n’aurait pas su obtenir autrement : Du pouvoir, des signes de reconnaissance, le contact…Le problème, c’est que ces jeux nuisent à peu près à tout le monde : à la collaboration et à la qualité de vie au travail, donc à l’entreprise.

L’outil que je préfère et que j’utilise souvent avec mes clients pour travailler sur leurs relations et les rôles « saboteurs de relation» qu’ils aiment bien y jouer, c’est le triangle dramatique de Karpman, encore tiré de la boite à outil de l’Analyse Transactionnelle (dramatique, c’est pour la dimension théâtrale qu’un jeu psychologique peut prendre parfois 😉 ). Voilà à quoi il ressemble :

Triangle de Karpman

Les trois rôles du triangle de Karpman

Lorsque nous entrons dans un jeu psychologique, nous pouvons revêtir trois rôles au choix : Persécuteur, Sauveteur ou Victime.

Le Persécuteur

Le Persécuteur dévalorise les autres, émet des jugements et critiques négatives qui ne sont pas forcément fondés sur des faits. C’est une manière pour lui de prendre le pouvoir, mais aussi de fuir ses responsabilités, car il aura plutôt tendance à accuser les autres d’être responsable de ce qui ne fonctionne pas (et qu’il ne parvient pas à régler tout seul).

Le Sauveteur

Le Sauveteur (ou Sauveur) va venir au secours de la Victime. Cela lui permettra d’obtenir les signes de reconnaissance attendus. Même s’il est considéré comme quelqu’un d’admirable et que ce rôle est socialement valorisé dans nos sociétés (notamment via toutes les superproductions américaines où un héros masculin sauve le monde et sa petite copine d’une attaque de méchants extra-terrestres…), c’est un rôle faussement « au service de », le but du jeu étant de garder les autres dans la dépendance et d’empêcher leur autonomie de se développer, histoire de rester indispensable.

La Victime

La Victime va se dévaloriser, de façon à susciter l’irritation ou la pitié suffisante pour qu’un Sauveteur de son entourage vienne régler les problèmes à sa place. La victimisation est une manière de fuir ses responsabilités. D’ailleurs, tant qu’elle est sans arrêt sauvée et cocoonée, elle n’a aucune raison de sortir de son rôle, et va donc créer des situations qui lui permettent d’y rester (incompétence, fautes, susciter les critiques…)

Et pour simplifier la chose, ces rôles bougent. On passe volontiers de l’un à l’autre, parfois au sein d’une même conversation. Ajoutons à cela que les rôles sont interdépendants.

Comment utiliser le triangle de Karpman en coaching ?

Le premier travail du coach va être de faire identifier à son client coaché quel rôle il joue volontiers lorsqu’il n’a pas d’autre solution pour entrer en relation avec les autres de manière générale, ou au regard d’une situation particulière qui lui a posé problème.

Ensuite, sur ce rôle particulier, le coach va faire identifier au coaché les bénéfices qu’il peut tirer de cette mise en scène, et lui suggérer différentes façons d’en sortir tout en obtenant les bénéfices escomptés, mais en faisant monter en qualité ses relations et sa communication. Cette prise de conscience va s’assortir de tests in vivo suivis de feed-back, afin d’intégrer ces fonctionnements plus sains dans ses comportements.

Vous vous identifiez ou avez identifié l’un de vos managers ou collaborateurs dans l’un de ces rôles ? Ça n’est pas si « dramatique » !

Nous pouvons intervenir en coaching sur une dizaine de séances pour vous aider à transformer les jeux psychologiques en un système de relations plus directes et plus saines. Contactez-nous

Si vous souhaitez en lire davantage, je vous invite à lire directement Eric BERNE :

 

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2 thoughts on “Le triangle de Karpman pour améliorer ses relations en entreprise

  1. Bonjour Bérangère, j’aime bien votre façon de voir le triangle, d’y comprendre ce qui se joue dans la relation. Pour pouvoir utiliser cet outil, nécessite d’avoir la conscience de soi et de ce qui se joue dans la relation. Et c’est vrai que le coaching est un outil approprié pour faire ce travail 🙂

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