Analyse transactionnelle

L’Analyse Transactionnelle dans le coaching

L’Analyse Transactionnelle dans le coaching

 

Chaque coach professionnel accompagne ses clients avec sa boite à outils préférée.

Personnellement, le cadre théorique dont je me sers le plus souvent est celui de l’Analyse Transactionnelle (AT). Les concepts liés à l’AT m’ont très vite parlé quand j’ai commencé à étudier le coaching à l’IAE de Toulouse, parce que leur utilisation m’a parue concrète et immédiatement utilisable avec mes clients.

Qu’est-ce-que l’Analyse Transactionnelle ?

Dans le cadre du coaching professionnel, l’Analyse Transactionnelle est une théorie de la personnalité et du comportement relationnel et social.  Elle a été élaborée par le psychiatre Eric BERNE dans les années 50 aux Etats-Unis, mais s’est vraiment répandue après sa mort à partir des années 70. Elle a été ensuite reprise, complétée et étendue par toute une série de noms mondiaux de la psychologie, du développement personnel et du coaching.

La psychologie humaniste

L’analyse transactionnelle fait partie de l’approche humaniste de la psychologie : celle qui dit que « l’Homme est fondamentalement bon, et que les forces positives dont il dispose sont suffisantes pour développer son potentiel humain et faire lui-même ses propres choix ».

Pas étonnant que le coach s’en serve dans son accompagnement, puisque ce qui l’intéresse, c’est d’amener son client vers davantage d’autonomie, en faisant en sorte que celui-ci y trouve lui-même ses propres solutions par une meilleure connaissance de soi et de son fonctionnement propre.

Comment amener l’Analyse Transactionnelle dans un entretien de coaching ?

L’Analyse Transactionnelle est donc composée d’une série de concepts et modèles théoriques (états du moi, structuration du temps, positions de vie…). Ces concepts seront proposés et expliqués au coaché, au moment où le coach pensera que cela sera aidant pour la réflexion de celui-ci. Ainsi, la personne coachée se verra proposer un outil de réflexion pour :

  • Prendre conscience et comprendre ses propres mécanismes d’interprétation du monde (croyances, messages contraignants…) qui le poussent à agir et à prendre ses décisions
  • Prendre conscience et comprendre sa communication et la façon qu’il a d’échanger, d’envisager sa relation aux autres, individuellement ou en groupe.

Ce que je constate parfois en séance, après échange au sujet d’un concept AT, c’est un véritable effet déclic : « Ah oui je comprends, c’est exactement comme ça que je fonctionne ».

Mais le plus souvent, c’est entre deux séances que le client, maintenant son fonctionnement conscientisé, va laisser « infuser » le concept qui lui sautera à la figure lors de situations rencontrées dans la vie réelle et qui lui renverront la réalité des situations qu’il peut provoquer : « Je me suis rendue compte que lorsque je rentrais du boulot frustrée de ne pas pouvoir dire ce que je pense, j’étais soudain plus autoritaire avec mes enfants ».

Dans quels cas utilise-t-on l’Analyse Transactionnelle en coaching individuel ?

Un peu dans tous les cas, en fait. Chacun peut y trouver du grain à moudre à différents niveaux, puisque nous parlons d’une série de modèles théoriques disposés à faire s’exprimer l’interprétation de chacun, ou pas.

En coaching individuel, une des prises de conscience les plus flagrantes que j’ai pu constater en séance, a eu lieu avec une chef de service export qui n’arrivait plus à contenir son unité de 6 collaborateurs : Arrêts maladies tournants, conflits larvés, rumeurs de grève, démotivation et prise de pouvoir par un leader négatif. Bref, ambiance joyeuse.

En lui proposant une réflexion sur le concept de « jeux psychologiques » et du triangle dramatique de Karpman que propose l’analyse transactionnelle, elle a pris conscience d’être guidée par la croyance suivante : « Pour qu’un service tourne, il faut de la discipline ». Ainsi, elle pouvait adopter un comportement que l’AT appelle « persécuteur » pensant que c’était justement la bonne manière de faire tourner son service…Sauf que ce comportement ne produit pas de relations équilibrées, et créé des comportements complémentaires comme celui de «Victime » (qui se fait prescrire un arrêt maladie), ou celui de « Sauveur » (qui veut entraîner les autres dans une grève). Cette prise de conscience fût essentielle pour trouver ensuite de nouveaux fonctionnements, et améliorer la vie de son service, donc sa performance (pour son bien, celui de ses collaborateurs, et celui de l’entreprise !)

Et vous, avez-vous déjà pu expérimenter l’analyse transactionnelle en tant que client coaché ?

Que vous a-t-elle apporté ? Et à votre entreprise ?
Si vous souhaitez en lire davantage, je vous conseille l’excellente approche de Daniel Chernet, avec qui j’ai suivi plusieurs formations en AT:

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