Les 3 défis managériaux des créateurs de start-up

Je viens de terminer le livre de Jean-Baptiste RUDELLE, « On m’avait dit que c’était impossible: Le manifeste du fondateur de Criteo »  . Ce récit de son parcours sur la création et le succès de CRITEO est super inspirant, et pour tout vous dire, moi-même drivée par mes propres croyances et barrières mentales, j’ai spontanément sué plusieurs fois pendant la lecture, me demandant comment il allait rebondir, ou trouver une solution, comme dans une bonne série Canal +…Et puis (Attention SPOILER !!), l’histoire se finit bien. Sa start-up est devenue aujourd’hui un mastodonte qui a fait de lui l’une des plus grandes réussites économiques françaises de ces dernières années. Et ça continue.

Le créateur de start-up face au temps et à l’espace

Alors je me dis que le chemin du créateur d’une entreprise traditionnelle n’est pas tout à fait le même que celui d’un créateur de start-up. Même s’il existe plein de types d’entreprises « traditionnelles ». Mais entendons par start-up une entreprise capable de créer rapidement et à un rythme soutenu de la valeur et de la croissance, souvent sur des marchés mouvants et de conquête, souvent à l’aide du numérique, qui est lui aussi super mouvant et qui accélère le temps. En mode start-up, tout peut aller très (trop) vite et, web mondial oblige, tout peut dépasser des proportions « raisonnables » très vite aussi.

Les 3 grandes difficultés managériales rencontrées par le créateur de start-up

A mon avis, il y a trois grands pôles de difficultés managériales rencontrés par le start-uper, et qui constituent de vrais défis à relever :

  • Les difficultés de management liées à ses propres compétences

Décider vite, souvent, et se planter

Souvent, le créateur de start-up se plante plusieurs fois avant de réussir. Comme cela peut arriver à tout entrepreneur, d’ailleurs. Il doit donc être capable de décider vite, et aussi être créatif pour trouver les nombreux plans B dont il aura besoin quand, dans la turbulence, les parties prenantes lui demanderont des comptes. Il faudra aussi être résilient, savoir rebondir en cas de tentative infructueuse. Savoir se remettre en question, et savoir trouver des solutions « out of the box ». Bref, savoir adapter son management. Pas simple, surtout quand c’est la première fois que l’on pilote.

J’aime bien dire que la difficulté ici, c’est que le créateur doit manager dans un contexte où il ne dispose que d’une vision, mais pas de recul. (Et encore…parfois même la vision est forcée de s’adapter quand on doit choisir de changer de marché…)

La capacité à savoir s’entourer

Le métier de créateur de start-up est un métier couteau-suisse, et n’échappe pas à la règle : il va falloir aller vendre son projet. Non seulement pour trouver des investisseurs et des clients, mais aussi pour attirer de bons collaborateurs. Pas simple d’attirer les talents quand on n’a pas encore de quoi les payer et qu’on n’a pas la visibilité nécessaire. Alors on va recruter une batterie de stagiaires, et nous voilà propulsé « manager de collaborateurs de passage ». Et parfois pour la première fois.

Réseauter en soirée mondaine

Et puis savoir vendre et réseauter en société pour se donner de la visibilité n’est pas forcément intuitif pour le créateur de start-up qui parfois sera issu plutôt d’un métier à la culture introvertie (industrie, geek, etc.), et qui ira participer à ce type d’évènement réseau à reculons.

  • Les difficultés liées à ses relations

Je n’ose pas employer le terme de « dirigeant » de start-up, car parfois, le système de gouvernance d’une start-up est lié à son système de financement. Donc qui dirige, finalement ? bonne question. Et là interviennent plusieurs difficultés. Le fondateur d’une start-up vient avec l’idée, le projet.

Partager la prise de décision

Les investisseurs viennent avec l’argent. A cela peuvent s’ajouter un ou plusieurs associés. Le défi ici consiste à protéger son management et savoir tantôt garder son cap, tantôt savoir lâcher son bébé pour partager la prise de décision avec les autres quand c’est nécessaire, tout est question d’humilité et de dosage.

Faire travailler les gens ensemble

Le défi sera aussi d’apprendre à faire collaborer ses équipes ensemble. Si la croissance de l’entreprise explose rapidement, il pourra se retrouver en face d’un vrai challenge multiculturel, à l’image de BlablaCar qui intègre 30 nouveaux collaborateurs par jour, d’après le documentaire l’Effet Papillon diffusé récemment.

  • Les difficultés liées à sa culture

En finir avec le management à papa

Le créateur de start-up pourra devoir abandonner le modèle managérial patriarcal et franco-français qui domine son inconscient, afin de pouvoir se développer à l’étranger (Irlande, Silicon Valley, Londres…) dans de bonnes conditions. Pour attirer, fidéliser et stimuler les talents, il devra aussi être créatif, pour imaginer des solutions RH et de management différentes, comme une politique de rémunération plus participative par exemple.

Abandonner ses croyances limitantes

Et puis pour avoir un coup d’avance et être en capacité d’innover, il devra forcément combattre ses préjugés et ses modèles de pensées hérités et limitants du type « ça, ça ne marchera pas » ou « c’est le patron qui décide », ou encore « personne ne voudra ma suivre ».

Comment relever ces défis managériaux ?

Des formes de mentorat ou de coaching pour créateurs existent dans les accélérateurs et incubateurs, mais aussi auprès des business angels, ou de manière indépendante auprès d’un coach professionnel. Si vous souhaitez en savoir plus sur nos formations au management pour start-upper et notre coaching, contactez-nous au 06 98 65 77 51. Nous intervenons en face-à-face sur Toulouse et les principales villes de Midi-Pyrénées, mais aussi à distance partout dans le monde.

 

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Á propos de l'auteur: Bérangère Touchemann

Bérangère Touchemann est l'heureuse fondatrice du cabinet de coaching professionnel Touchemann & Co, qui forme et accompagne les managers, dirigeants et collaborateurs à potentiel dans le développement et la croissance de leur entreprise par ses Femmes, ses Hommes et ses équipes. Comme Charles Darwin, elle pense que l'organisation qui survivra ne sera pas forcément la plus forte, mais celle qui aura su s'adapter...

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