Les 10 habitudes de l’entrepreneur à succès (ou pas)

J’ai trouvé une infographie sur les 10 habitudes de l’entrepreneur à succès sur un blog américain.

Peut-on avoir des habitudes quand on entreprend ?

Je ne sais pas si ça vous parle. Moi, personnellement, j’ai du mal à imaginer être entrepreneur et avoir « des habitudes ». Trois ans se sont écoulés depuis que j’ai monté mon premier cabinet de coaching à Toulouse, et je dirais qu’au mieux je sais aujourd’hui ce que peuvent être quelques « bonnes pratiques » au niveau de mon organisation, mais alors des habitudes… j’ai oublié le sens du mot depuis que j’ai fermé la porte du salariat derrière moi, voyez-vous…

Et encore, en tant que salariée, j’étais habituée à gérer les impondérables, les contre-consignes, les demi-tours stratégiques à deux mois de la fin d’exercice, les top-priorités qui changent chaque quinzaine d’une gamme de produits pour se concentrer sur une autre. C’est le changement, qui était devenu une habitude. Pas de quoi s’ennuyer, et tout pour se remettre en question régulièrement. C’est ce grand huit que je vis aujourd’hui, dans ma vie d’entrepreneur, et ça me plaît beaucoup 🙂

Quelles habitudes prendre pour entreprendre avec succès ?

Malgré tout, dans cette infographie, je me suis reconnue dans 3 points, que je vous raconte juste après…si l’on en croit le titre, je suis bien partie pour le succès, plus que 7 😉 (Ah, ben finalement si…j’en ai, des habitudes…)

10 habitudes des entrepreneurs à succès

Garder les tâches complexes pour les matinées

C’est le matin que je suis la plus concentrée. J’ai cette énergie qui me donne envie de croquer, et qui me fait croire qu’il n’y aura pas assez de 24h dans la journée pour me permettre de faire tout ce que j’ai envie de faire, de lire tout ce que j’ai envie de lire, de lancer tous les chantiers que j’ai envie de lancer, d’apprendre tout ce que j’ai envie d’apprendre. Alors c’est plutôt le matin que je coache. En coaching à distance, je prends mon premier coaché à la fraîche, à partir de 7h, pour lui permettre de partir bosser ensuite, sans interrompre sa journée. Mes clients sont souvent des dirigeants et entrepreneurs aussi d’ailleurs, pour lesquels il est difficile de caler 1h30 de prise de hauteur sur soi-même, en pleine journée d’une activité trépidante.

Se rafraîchir en passant du temps de qualité avec sa famille

Et ça, je l’ai parfaitement intégré à ma semaine sous la forme d’une journée off, qui n’est pas négociable. Donc, je ne travaille pas le vendredi, pour rester avec ma fille. C’est notre journée à nous, notre-petite-île-maman-fille. Le temps s’arrête, le téléphone et les réseaux sociaux sont sur silencieux, et c’est un temps de ressourcement super important pour nous, et effectivement rafraîchissant. Le week-end est donc plus long, et c’est une vraie pause de qualité.

Continuer de se former

J’ai soif d’apprendre. Un jour, je me suis dit qu’à l’âge de la retraite, je m’inscrirai à la fac pour apprendre des choses que je n’aurai pas eu le temps d’apprendre jusque-là, et qui me passionneront, comme l’Histoire de l’art ou la philosophie.

C’est parce que j’ai cette soif d’apprendre que je suis devenue utilisatrice assidue des réseaux sociaux. Bien entendu au départ pour me faire connaître et faire tourner mon entreprise, et je ne m’en cache pas, mais aussi pour ce principe disruptif d’apprentissage par la communauté, y compris de manière horizontale, et pour la possibilité qu’ils donnent de trouver des ressources de formation et d’information à exploiter.

Dans mon code de déontologie de coach, il est écrit que je dois me former de manière continue. Je suis partie sur un rythme d’une formation par an, c’est le rythme avec lequel je me sens bien. En 2015, c’était la « théorie organisationnelle de Berne ». En 2016, ça sera la facilitation d’équipes. Et en attendant, je mouque. Je participe à deux MOOC’s par an. Je viens de terminer « Réussir le changement » de l’ESSEC Business School, et j’attends le démarrage du prochain : « Leadership et intelligence émotionnelle », de l’université de Cleveland. C’est l’acquisition de ces nouveaux savoirs et nouvelles compétences, qui me donnent l’énergie et l’envie de créer de nouvelles choses dans mes accompagnements, de confronter ma pratique enrichie de ces éléments en supervision, de créer de nouveaux services à proposer à mes clients, et de nouveaux sujets dans mes posts de blog.

Et vous, vous reconnaissez-vous dans cette infographie ?

J’ai récemment lu ce livre du fondateur de Criteo, je trouve qu’il illustre bien la difficulté « d’avoir un plan », quand on entreprend…Je vous le recommande chaudement.

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Á propos de l'auteur: Bérangère Touchemann

Bérangère Touchemann est l'heureuse fondatrice du cabinet de coaching professionnel Touchemann & Co, qui forme et accompagne les managers, dirigeants et collaborateurs à potentiel dans le développement et la croissance de leur entreprise par ses Femmes, ses Hommes et ses équipes. Comme Charles Darwin, elle pense que l'organisation qui survivra ne sera pas forcément la plus forte, mais celle qui aura su s'adapter...

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