Faut-il embaucher un Chief Happiness Officer pour le bonheur des salariés ?

Faut-il embaucher un Chief Happiness Officer dans votre entreprise ?

Le bonheur des salariés contribue à la performance de l’entreprise

Depuis quelques années, il est acquis que le bonheur des salariés contribue directement à la performance de l’entreprise. Les équipes de chercheurs du MIT ou de Harvard l’ont démontré, et Laurence Vanhée l’illustre très bien dans son livre Happy RH : Le bonheur au travail. Rentable et durable : « Un salarié heureux est deux fois moins malade, six fois moins absent et neuf fois plus loyal ». Et en plus, il prend de meilleures décisions, gère mieux son temps et fait preuve de davantage d’esprit d’équipe.

Comme la notion de bonheur est subjective, et que chaque salarié est le seul à connaître le dosage de facteurs qui le rendra heureux, l’entreprise n’a plus qu’à, pour rendre ses salariés plus heureux, leur apporter un cadre tout en favorisant leur autonomie et leur liberté.

Et cela c’est une vraie question managériale : Le cadre, ce sont par exemple la culture d’entreprise, le règlement, les objectifs à atteindre. La liberté, ce sont par exemple la flexibilité de choisir son mode de travail (télétravail, coworking, horaires flexibles), ou la possibilité de se positionner sur des projets « hors fiche de poste ». Même animé par les intentions les plus bienveillantes du monde, la liberté dans le cadre est parfois difficile à lâcher pour un dirigeant ou un manager, et les changements compliqués à mettre en place.

Qu’est-ce qu’un Chief Happiness Officer ?

Le métier de CHO est né chez Google (enfin il s’appelait alors « Jolly good fellow » ou « bon pote sympa », et s’est transformé ensuite en CHO). Puis il s’est étendu plutôt aux jeunes entreprises innovantes du secteur IT aux US, pour leur permettre d’attirer les meilleurs talents sur des compétences rares. Aujourd’hui il s’installe timidement en France, comme dans cet exemple toulousain de Payname.

Le CHO gravite dans le monde des RH et de la communication interne. Il a pour but de soigner le bien-être en entreprise, et de cultiver le bonheur au travail. Il transforme le lieu de travail en lieu de vie, et véhicule (parfois sur sa trottinette) la culture d’entreprise et ses valeurs de service en service, par l’organisation d’événements favorisant la cohésion et la communication des équipes. Il est partie prenante de la marque employeur et veut améliorer les relations entre les salariés. En gros, il accueille, administre, organise, communique et créé du lien. Le but du jeu étant toujours, en semant le bonheur, d’améliorer la productivité des salariés, d’attirer et de fidéliser les meilleurs talents (et donc de faire économiser à l’entreprise des coûts de recrutement et de formation).

En plus d’être dynamique et sympa, le Chief Happiness Officer peut constituer un vrai support aux managers, en co-créant aussi avec eux de bonnes conditions de travail pour les collaborateurs, par l’impulsion d’événements de cohésion notamment.

Alors faut-il embaucher un Chief Happiness Officer dans votre entreprise ?

Oui, pourquoi pas

Si cette embauche concrétise une véritable et sincère stratégie impulsée par votre direction générale, qui se montre elle-même exemplaire et volontaire pour le bien-être de ses salariés sur le long terme. Parce qu’une entreprise qui a des salariés heureux créé de la performance, attire les meilleurs talents et les fidélise.

Peut-être

Si cette démarche est en cours, et que la volonté d’amener les collaborateurs vers plus d’autonomie et de flexibilité est là : L’embauche d’un CHO sera la preuve de la direction que l’entreprise veut prendre, et donnera un signal positif et optimiste aux équipes, et leur donnera envie de s’impliquer.

Non, si votre entreprise n’est pas prête

Si votre vision stratégique du sujet n’est pas établie, partagée, et enclenchée dans des actions opérationnelles et managériales concrètes. Votre vision stratégique, c’est le Qui/Quoi/Comment/Où/Quand de votre idée du bonheur au travail. Sans cela, cette embauche ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau (plein de bonne volonté mais dans l’eau quand même) et pourra, au mieux vous faire perdre un peu d’argent, au pire être considérée comme une opération d’enfumage par les plus mauvais esprits.

J’ai bien aimé la réflexion de Laurent Blondon, dirigeant d’Ekito à ce sujet.

Et vous ? Comment préparez-vous votre entreprise à une meilleure qualité de vie pour une performance durable ? Qu’avez-vous mis en place ? Un coach professionnel peut vous accompagner dans votre réflexion sur cette démarche de changement, et marcher à côté de vous dans sa mise en place opérationnelle.

Pour plus de renseignements, Contactez-nous

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Á propos de l'auteur: Bérangère Touchemann

Bérangère Touchemann est l'heureuse fondatrice du cabinet de coaching professionnel Touchemann & Co, qui forme et accompagne les managers, dirigeants et collaborateurs à potentiel dans le développement et la croissance de leur entreprise par ses Femmes, ses Hommes et ses équipes. Comme Charles Darwin, elle pense que l'organisation qui survivra ne sera pas forcément la plus forte, mais celle qui aura su s'adapter...

2 commentaires to “Faut-il embaucher un Chief Happiness Officer dans votre entreprise ?”

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  1. David Lajarge - 22 août 2016 at 7 h 55 min Reply

    Merci pour cet éclairage, car c’est vrai qu’on parle peu de ce nouveau métier.

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